Mes voeux pour 2015

Publié le par Kino Frontera

 

Comme chaque année, je n'ai pas répondu aux nombreux sms de « Bonne année » et autres « Meilleurs voeux ». Je sais bien que vous ne m'en tiendrez pas rigueur car j'avais de bonnes raisons. Et même deux bonnes raisons :

- je n'aime pas les sms ! Il me faut trois plombes pour écrire un message (les touches sont trop petites … et les écrans aussi)      

- et j'aime bien faire un long message (si possible humoristique) que j'envoie par mail pour présenter mes vœux de bonne année. Je fais cela toutes les années, en m'efforçant d'éviter les redites et la routine et j'avoue que j'aime bien cet exercice.

C'était donc ce que je comptais faire cette année encore, mais à mon rythme, c'est à dire sans trop me presser, le temps de mûrir un peu dans ma tête cette présentation.  

 J'ai donc laissé passer le jour de l'an, car une extinction de voix m'empêchait d'écrire …  

  Puis j'ai laissé passer les rois, car je suis démocrate …

      

Et finalement, presque subrepticement, est arrivé le 7 janvier.

 Et là, ce fut l'horreur, au delà toute description possible … Comment avais-je pu négliger cela et ne pas m'en émouvoir plus tôt … Je me doute bien que pour vous aussi ce fut un choc.  

 

Le 7 janvier !!

Bon sang, … mais c'est la St Raymond !!  

 Et là, tout se bouscule. Des images d'horreur défilent devant mes yeux :  

le gros Raymond, premier ministre de la rigueur, ronflant en pleine Assemblée Nationale, pérorant sur son ton pédant de professeur d'économie, le duo infernal Valery Laurel (Au revoir...) et Raymond Hardy (le fossile et le marteau) …
mais voilà que l'image se brouille et qu'apparait Raymond Oliver tout de blanc vêtu, avec sa coiffe, tel un prélat de la cuisine, des mets créant, qui déclame son sermon, dont les premiers mots sont toujours les mêmes : « Alors, ma chère Catherine (l'ange est...)»
… Toute l'horreur de l'ORTF vient de me jaillir à la gueule, la chaine unique en prémisces à la télévision de la pensée unique … C'est insoutenable !
Mais voilà que surgit Raymond Marcellin, le ministre de l'Intérieur de l'après mai 68, celui de la chasse aux gauchistes. Il a revêtu une tenue d'alouette et poursuit à vélo des nuées d'étudiants chevelus …
Il se rapproche, attention ! Nooon !! Ouf..., le Marcellin (qui n'était pas un saint – c'est étonnant toutes ces références religieuses) vient de se transformer en Raymond Poulidor, l'éternel second, qui les poursuit, monté sur une seringue géante à roulettes ...
Il va les rattraper quand soudain, Raymond Burr (et sa robe de ...), l'homme de fer, lui coupe la route. Mais qui avait donc la priorité ?? Quel suspense insoutenable !! Alors, comme tombée du ciel, une voix retentit «Bon sang (du Christ), mais c'est bien sûr ! ».
C'est Raymond Souplex (Dura Lex, Souplex) ! Enfin un visage sympathique, même si sa pilosité labiale lui donne un petit côté Saddam (aux camélias).
Mais voilà qu'un bus arrive, tout droit venu de Knysna (Hare). Des billets de banque géants, vêtus de short, en sortent. Ils poursuivent un Raymond Domenech en soutane en criant «Djellaba – (ou j'ai la balle, on ne distingue pas bien) ».
Mais quand cela va-t-il finir ? Peut-on imaginer un 7 janvier plus affreux !!
Mais si (Messie) !! Au début, c'est juste comme un chuchotement, un murmure, puis ça se précise. Les mots arrivent, insignifiants et pourtant effrayants : « …..mon Raymond..... ». C'est lui. Il est de retour, le Schtroumpf à talonnettes, Mister Bling Bling et son orchestre, qui se faufile pour arriver à bon porc(?), l'imam comme il respire. C'en est trop ! Je sens une boule dans mon ventre, sous les hebdos ….
Ben je m'en souviendrai de la St Raymond !
 

On devrait jamais s'endormir un 7 janvier.  

Après, on a du mal à se réveiller.  

 

Bon, du coup, pour cette année, je vous souhaite de garder les yeux ouverts, l'esprit vif (à défaut d'être saint) et un solide sens de l'humour.

Ca ne devrait pas être de trop.  

 

PS : si certains noms vous sont totalement inconnus … c'est que je suis trop vieux pour ces conneries...

 

Publié dans Phrases diverses

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